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Les intervenants de le Journée 2008

10 novembre 2008 Patrick GENOUD, Giorgio PAULETTO, Nils BUSS


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Michel Briand

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Élu municipal de la ville de Brest (nord-ouest de la France), Michel Briand est en charge de l’Internet et du Multimédia. Il assure également la vice présidence de Brest Métropole pour les domaines de l’Économie sociale et solidaire et de l’Aménagement numérique du territoire.

Le dénominateur commun de ses actions citoyennes : l’envie et la mise en œuvre de pratiques coopératives ouvertes. Car pour Michel Briand, "l’action municipale ouvre un espace de possibilités pour une implication progressive des personnes au rythme long des changements humains".

Cumulant les activités professionnelles au sein du monde numérique, participants à plusieurs réseaux et associations, il a initié un nombre important de projets brestois dont, pour ne citer qu’eux :

Le réseau des 77 papis (points d’accès publics à internet).

La prise en compte des publics éloignés et l’internet outil de valorisation des personnes en situation de précarité.

Des biens publics vers les biens communs : questions aux acteurs qui participent aux services publics

Aujourd’hui, les productions intellectuelles sont souvent numérisées. Nous savons que leur reproduction et leur diffusion ont un coût quasi nul. Quel sens donnons-nous à l’interdiction de diffusion à priori liée au droit d’auteur lorsqu’il s’agit de productions utiles à d’autres et financées par l’argent public ? Prenez l’exemple des publications de votre collectivité (ville, département, région) : les écrits papiers ou le site web peuvent-ils être réutilisés par d’autres estimant un texte, un témoignage ou une expérience relatée intéressants ? Pourquoi, alors que des licences comme les Creative Commons permettent d’élargir les droits de réutilisation, est-il en général interdit en France de copier, de réutiliser et de mettre en "commun" ce qui est produit par les acteurs du service public ?

A la lumière de pratiques locales, nous nous interrogerons sur les raisons d’existence de leurs freins et de leurs motivations. Nous essaierons également de montrer les avantages d’une mutualisation inscrite dans une démarche participative qui relie et donne à voir. Ces procédés seront finalement éclairés de réflexions plus globales issues du projet de recherche Bicoop et du mouvement pour des données publiques ouvertes (GB, USA, ...).

Ci-dessous, quelques liens en relation directe avec le thème abordé :

Contenus ouverts dans le multimédia au pays de Brest : petit état des lieux

Petite analyse quantitative des 32 sites des villes de la conférence des villes de Bretagne

Intercoop

Répertoire de sites francophones sous CC


Steeve Ebener

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Titulaire d’un doctorat en sciences de la terre, le champ d’expertise de Steeve Ebener couvre l’utilisation des SIG et du GPS ainsi que l’analyse et la modélisation spatiale. Il travaille pour l’Organisation mondiale de la santé depuis presque 10 ans. Son axe principal de travail concerne l’amélioration de la qualité des données afin de permettre leur utilisation dans le cadre de méthodes SIG avancées. Dans ce contexte, il est responsable de plusieurs projets liés à l’acquisition, la gestion, l’analyse et la modélisation de la dimension géographique et temporelle de l’information sanitaire.

Parmi ces projets, on peut mentionner celui de l’ONU sur les unités administratives de deuxième niveau (Second Administrative Level Boundaries data set [SALB]) ainsi que celui de modélisation de l’accès physique aux soins (AccessMod). Steeve Ebener est également en charge de l’aspect scientifique de l’atlas électronique développé par l’OMS sur les risques.

Partage public des données : l’exemple du projet SALB (Second Administrative Level Boundaries data set)

Les unités administratives sont très certainement considérées comme les objets géographiques les plus souvent utilisés comme unité de référence pour la collecte, la gestion et le partage des données nationales et étatiques. L’absence d’une base de donnée commune, standardisée, reconnue par les pays et accessible par la communauté internationale a donc rendu très difficile la provision d’informations en temps voulu et leur utilisation, par exemple, dans le cadre d’analyses comparatives.

Tirant profit de la création du groupe de travail des Nations unies sur l’information géographique UNGIWG, un projet spécifique appelé "The Second Administrative Level Boundaries data set project (SALB)" a donc été lancé en mars 2001 afin de répondre à ce besoin.

L’objectif de ce projet est de fournir un libre accès, pour un usage non-commercial, à une base de donnée validée par les agences nationales de cartographie des pays membres des Nations unies et permettant la collecte, la gestion, la visualisation et le partage des données nationales et étatiques.

Récolter, gérer et partager publiquement ce type de données provenant de 193 pays différents représente une expérience qu’il est utile d’apporter aux établissements réfléchissant à la question de l’accès public à leurs propres données.


Jean-Frédéric Jauslin

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Né en 1954 au Locle (NE - CH), Jean-Frédéric Jauslin a étudié les mathématiques et l’informatique à l’Université de Neuchâtel. Titulaire d’un doctorat en informatique à l’EPF de Zurich, il a d’abord travaillé dans l’économie privée, en tant que responsable de la division informatique d’une société d’assurances.

Nommé directeur de la Bibliothèque nationale suisse en 1990, il opère une réorganisation fondamentale des processus d’exploitation, de l’informatique, et de la conservation et protection des fonds de la Bibliothèque. En 2002, il devient président de la « Conférence of European National Librarians CENL » qui réunit les directrices et directeurs de plus de quarante bibliothèques nationales européennes.

Jean-Frédéric Jauslin est nommé directeur de l’Office fédéral de la culture (OFC) en avril 2005. On mentionnera parmi les grands travaux qui ont jalonné son mandat : la création et la mise en œuvre de la loi d’encouragement de la culture, faisant suite à l’introduction du nouvel article constitutionnel consacré à la culture, la révision de la loi Pro Helvetia, l’élaboration et la mise en œuvre de la politique fédérale en matière de musées, l’agrandissement du Musée national de Zurich, la construction du centre des collections d’Affoltern et la réorganisation de l’OFC


Jens Vigen

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Jens Vigen travaille au service d’information scientifique du CERN depuis 1994. Fortement sollicité par l’exigeante communauté en énergies physiques, il s’est considérablement impliqué dans le développement du service d’information scientifique du CERN, collaborant souvent avec les partenaires commerciaux tels que DatastarWeb, Elsevier Science, the American Physical Society, the Institute of Physics et Springer Verlag.

Avant de rejoindre le CERN en 1994, Jens Vigen occupait un poste à la bibliothèque de l’Université des sciences et technologies de Norvège. Il préalablement a obtenu un master en génie civil, géodésie et photogrammétrie lors de son cursus universitaire.

Le mouvement pour le libre accès, obstacles et opportunités

Avec les nouvelles technologies, il est désormais facile de rendre gratuitement disponible l’information sur Internet. Au cours des cinq dernières années, le mouvement pour le libre accès a pris de l’ampleur dans la plupart des disciplines et n’est aujourd’hui plus limité à la seule scène académique.

Toutefois, le libre accès n’implique pas seulement des questions technologiques, il soulève aussi des questions plus profondes telles que les aspects philosophiques liés à la diffusion de l’information, l’adaptation des procédures administratives existantes ou le développement de modèles financiers viables.

La présentation de Jens Vigen mettra en lumière ces questions, illustrées par des exemples issus du domaine de la physique des particules.

Interview de Jens Vigen



 
Observatoire Technologique, CTI, DCTI, Etat de Genève